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Évaluation de la mesure de l’empreinte environnementale urbaine en fonction de la capacité de charge de la Terre

  • Marie Vigier

Thèses et mémoires: Mémoire de maîtriseMaîtrise en ingénierie: Génie de l'environnement

Résumé

La demande globale en ressources de nos sociétés surpasse actuellement la capacité de charge de la Terre (CCT), définie comme la limite de pression anthropique que notre écosystème peut supporter dans le cadre de ses capacités de régénération et d’assimilation. Représentant une part significative des dégradations environnementales globales, les villes sont considérées comme pouvant catalyser une transition vers un réel état de soutenabilité. Cependant, pour pouvoir y arriver de manière efficiente, les décideurs urbains doivent pouvoir s’appuyer sur des outils de mesure systémiques qui correspondent à leurs réalités d’action et leur permettent d’orienter la mise en place de politiques publiques qui favorisent l’atteinte de l’objectif d’Une Planète (soit le respect de la CCT). Ce mémoire s’interroge donc sur les outils existants qui permettent ce lien entre théorie et pratique, sur le rôle qui est aujourd’hui accordé à la CCT par les planificateurs urbains, et sur l’état de durabilité environnementale des villes à hauts-revenus ayant le plus réduit leur impact, par rapport à la CCT. Dix cadres d’évaluation et quatre indicateurs de soutenabilité ont été identifiés comme compatibles avec l’objectif d’Une Planète et aptes à mesurer les principaux flux urbains. La soutenabilité est principalement considérée selon le prisme climatique à l’échelle urbaine, et les standards d’évaluation existants manquent de compréhensibilité, ce qui conduit à une sous-estimation de l’empreinte environnementale totale des villes. Pour sélectionner et analyser les villes cheffes de file en matière de réduction d’impact, les critères suivants ont été utilisés : l’atteinte d’une réduction absolue des émissions de GES supérieure à 15 % sur la période 1990-2020, et l’intention de réduction/engagement envers la durabilité au travers de l’appartenance active à des groupes de transfert de connaissances environnementaux spécifiques (comme le C40 ou le Carbon Neutral Cities Alliance). Vingtquatre villes ont été identifiées, dont les réductions de GES depuis 1990 varient entre 24-49 %, ce qui est entre 2-4 fois inférieur à ce qui est requis par les villes à hauts-revenus d’ici 2050 pour pouvoir atteindre le respect de la CCT. Pour parvenir à une «vie selon une seule planète», les villes doivent faire face à leur surconsommation en utilisant des outils systémiques qui intègrent la notion de CCT et considèrent les émissions indirectes liées à la consommation urbaine. Différents freins à cette approche ont été identifiés, de caractère pratique, économique, culturel et géopolitique, et doivent être pris en compte pour favoriser la diffusion de la CCT comme critère ultime de soutenabilité. L’atteinte d’un état global respectueux de la CCT est l’affaire de tous. Ainsi, l’établissement d’objectifs spécifiques de réduction, basés sur des notions de collaboration et de partage d’effort, doit être encouragé afin de garantir une transition environnementalement efficace et socialement juste.
Date2 mai 2022
langue originaleFrançais
Établissement diplômant
  • École de technologie supérieure
SuperviseurClaudiane Ouellet-Plamondon (Directeur(-trice))

Mots-clés

  • capacité de charge de la terre
  • soutenabilité urbaine
  • indicateur de soutenabilité
  • approche systémique
  • limites planétaires

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