Le recyclage est une méthode de gestion en fin de vie des matières en pleine expansion. Elle permet notamment l’utilisation de matières premières secondaires, issues de transformations et évite par la même occasion un recours systématique à l’extraction de matières premières primaires. Les boucles de recyclage impliquent néanmoins d’intégrer des processus de transformations différents de ceux rencontrés dans la chaîne de valeur initiale et des distances supplémentaires pour les relier. L’efficience de ce bouclage repose, en partie, sur ces distances, mais également sur d’autres caractéristiques intrinsèques du territoire, comme le mix électrique. Il existe cependant peu d’études qui font le lien entre le recyclage et les paramètres spatiaux et qui mesure l’impact des caractéristiques territoriales sur la performance d’une filière complète. Chaque procédé, qu’il transforme ou non la matière, est pris en compte et participe au bilan total des émissions de gaz à effet de serre (GES).
L’objectif de l’étude est de mesurer l’influence des caractéristiques territoriales sur la performance environnementale de la filière de recyclage des bouteilles de PET à l’échelle de l’Amérique du Nord (Canada et États-Unis). L’indicateur principal utilisé pour cela est la quantité de CO2 équivalent émise par bouteille (500 mL ; 26 g de PET) tout au long de sa chaîne de valeur. La démarche méthodologique a permis de répondre aux trois sous-objectifs de recherche suivants : (1) cartographier l’ensemble des acteurs, (2) exprimer les flux de matières de bouteilles de PET actuels ainsi que les indicateurs environnementaux choisis, en fonction d’une situation de base, et (3) évaluer la performance d’alternatives élaborées en regard des spécificités territoriales.
L’étude a montré que le transport n’est responsable que de 0,2 % des émissions de GES imputées à l’ensemble de la chaîne de valeur. À l’inverse, le mix électrique, autre caractéristique spatiale des territoires a une influence plus significative sur l’indicateur d’émissions de GES. Certaines alternatives de redistributions des flux de matières, à destination de régions à faible mix électrique, ont permis d’abaisser la quantité de CO2 équivalent émise par bouteille de plus de 95 %, alors que dans le même temps, les distances de parcours des flux ont augmenté de 573 km (soit 143 %). Cependant, dans le cas où le mix électrique est faible, l’impact du transport dans le bilan carbone n’est plus négligeable. Au Québec, le transport compte pour plus de 5 % de l’empreinte carbone d’une bouteille de PET.
La méthode développée se présente comme un outil d’aide à la décision dont le but est de permettre la prise en considération des disparités territoriales et la mise en lumière d’opportunités environnementales.
| Date | 2 déc. 2022 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Mathias Glaus (Directeur(-trice)) |
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- PET
- recyclage
- spatialité
- bilan d’émissions
- acteurs
- transport
- mix électrique
- redistribution
Loubert, A. (Auteur(e)),
Glaus (Directeur(-trice)),
2 déc. 2022Thèses et mémoires: Mémoire de maîtrise › Maîtrise en ingénierie: Génie