Les nanoparticules de dioxyde de titane (nTiO2) sont produites industriellement et entrent dans la formulation de nombreux produits manufacturés comme les cosmétiques, les peintures, les vernis ou encore les produits agroalimentaires. Un nombre croissant de travailleurs sont exposés à ces nanoparticules (NP), en particulier les scientifiques dans leurs laboratoires et les ouvriers dans les usines. Alors que leur utilisation croit de façon exponentielle, de nombreuses études ont montré leurs effets nocifs sur la santé. D’ailleurs, le Centre International de Recherche contre le Cancer a classé le dioxyde de titane nanométrique, potentiellement cancérigène pour l’Homme. Par ailleurs, il a été montré que la peau n’est pas une barrière infranchissable contre les NP. De ce fait, une protection cutanée en milieu de travail se fait ressentir immédiatement. Le principe de précaution mis en place par les organismes gouvernementaux préconise le port de gants de protection utilisés contre les produits chimiques. Bien que certaines études aient été menées pour évaluer la résistance des gants de protection contre les NP, elles ne prennent pas en compte les conditions réelles rencontrées en milieu de travail. Cette étude a été menée pour évaluer l’efficacité des gants de protection contre les nTiO2 en solution et en poudre dans des conditions simulant leur utilisation en milieu professionnel. Des déformations mécaniques, reproduisant celles produites par la flexion de la main, ont été appliquées sur des échantillons de gants en nitrile, en latex et en butyle en contact avec des nTiO2 dans l’eau, dans du propylène glycol ou encore en poudre. Il s’avère qu’après les analyses ICP-MS des solutions d’échantillonnages, les nTiO2 pénètrent et traversent certains gants de protection après déformations. À la suite de ces résultats, des phénomènes physico-chimiques et mécaniques pouvant faciliter le passage des nTiO2 ont été identifiés et étudiés. Ainsi, il a été montré que les sollicitations mécaniques provoquaient à la fois un endommagement de la surface des échantillons mais aussi une modification du degré de cristallinité des matériaux de gants. L’énergie de déformation a aussi été mesurée. Elle diminue significativement en présence ou pas de nTiO2 ce qui indique un affaiblissement voir une rupture des chaines polymères. Une étude qualitative a montré que les déformations répétitives conduisent aussi à une diminution de la taille des agglomérats contenus dans la poudre de nTiO2. La mise en contact des matériaux de gants avec des solutions colloïdales produit un phénomène de gonflement. En effet, des mesures d’allongement ont permis de déterminer les coefficients de diffusion des solutions à travers les échantillons. Les NP sont entrainées par leur liquide porteur (eau ou propylène glycol) et traversent les gants et ainsi se retrouvent en contact avec la peau.
| Date | 7 août 2013 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Stéphane Hallé (Directeur(-trice)) & Kevin James Wilkinson (Codirecteur(-trice)) |
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- Oxyde de titane. Nanochimie. Gants de protection. Déformations (Mécanique) Conditions de travail. gonflement
- nanoparticules
- dioxyde de titane
Vinches, L. (Auteur(e)),
Hallé (Directeur(-trice)) & Wilkinson (Codirecteur(-trice)),
7 août 2013Thèses et mémoires: Thèse de doctorat › Doctorat en génie: Génie