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Analyse de la performance environnementale d’un réseau décentralisé des centres de conditionnement de matières résiduelles : étude de cas à la ville de Montréal

  • Jessy Anglehart-Nunes

Thèses et mémoires: Mémoire de maîtriseMaîtrise en ingénierie: Génie de l'environnement

Résumé

Les matières résiduelles générées augmentent d’année en année. Les infrastructures centralisées de traitement augmentent le nombre de camions pour satisfaire cette demande croissante, ce qui croit la pression sur le réseau routier et les émissions de gaz à effet de serre. Pour pallier ces limitations, l’approche décentralisée crée un réseau distribué de centres sur le territoire. Ce projet de recherche étudie l’impact de l’intégration de la décentralisation sur la récupération des matières résiduelles. Plus spécifiquement, la méthodologie modélise la génération de matières résiduelles, la planification d’itinéraires de collecte et de transport et la localisation de centres de conditionnement. Cette approche est appliquée à une étude de cas à Montréal pour une filière de polytéréphtalate d’éthylène (PET; Plastique no. 1). Pour chaque scénario de décentralisation envisagé (nombre de centres déployés), l’étude de cas calcule deux indicateurs de performance : les couts d’exploitation et d’investissement ainsi que les gaz à effets de serre. Un scénario de référence permet la comparaison des scénarios envisagés. Les résultats montrent que, pour l’étude de cas, la décentralisation réduit les émissions de gaz à effet de serre de 20,3 % et les frais d’exploitation de 8,04 %. En revanche, l’investissement dans la nouvelle infrastructure demeure le plus grand frein financier. Ce cout peut atteindre jusqu’à 89,7 % des dépenses dans un contexte centralisé. Malgré tout, la décentralisation augmente la flexibilité de la collecte face à une demande en évolution. Le kilométrage par tonne est réduit de 35,3% et le tonnage moyen par itinéraire est réduit de 12,8 %. D’ailleurs, dans l’étude de cas, la collecte et le transport s’est appliqué sur un territoire qui a généré 1,15 kt de matières recyclables, réparti sur 22 326 tronçons. Plus largement, la méthodologie développée demeure générique et applicable à d’autres contextes territoriaux et d’affaires. Elle peut être utilisée pour envisager d’autres décisions sur la gestion des matières résiduelles comme la mutualisation de l’infrastructure ou la collecte à la demande.
Date17 juil. 2023
langue originaleFrançais
Établissement diplômant
  • École de technologie supérieure
SuperviseurMathias Glaus (Directeur(-trice))

Mots-clés

  • gestion des matières résiduelles
  • collecte et transport
  • centre de traitement
  • modélisation
  • approches bio-inspirés
  • milieu urbain

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