L’augmentation constante de la consommation de ressources et la production de déchets associées aux régions urbaines, dont la participation importante du secteur résidentiel, conduisent à une empreinte écologique de moins en moins tolérable. Ces problèmes sont directement ou indirectement liés à la planification. Un point important pour mieux informer les décisions en planification urbaine est l'influence de la forme urbaine, c'est-à-dire la nature et l'intensité de l'occupation de la ville, sur l'intensité de consommation des ressources.
L'objectif général du travail a été d'étudier la pertinence de la synthèse d’émergie, une méthode de comptabilité environnemental, pour aider les processus de planification urbaine, en appliquant les principes de l'approche systémique d'analyse à l'environnement urbain, en particulier du point de vue de l'empreinte énergétique à travers le temps (émergie) générée par la fonction primaire de logement (usage résidentiel). La plus haute priorité a été donnée à la compréhension de l'ensemble du comportement du système à partir de l'exploration des relations structurelles de ses principaux éléments: les sous-systèmes de logement, nourriture, transport, dépenses, ressources naturelles et déchets générés. Pour atteindre cet objectif, trois échelles géographiques ont été abordées, l'agglomération urbaine, l’unité résidentielle et l'arrondissement, à travers l'analyse des flux matériaux, d'énergie et économiques, pour explorer la performance basée sur l’émergie sous différentes densités, espaces de vie par habitant, et d'autres variables, comme le revenu par ménage et la taille du ménage.
Les résultats ont permis l'identification de la disponibilité d'espace et du produit intérieur brut par habitant comme les variables les plus importantes affectant l'intensité d'utilisation d’émergie au niveau de la ville. Au niveau de l'unité résidentielle, les résultats montrent que, même si un revenu par ménage plus élevé a augmenté l’utilisation d’émergie par personne, l'augmentation de la disponibilité d'espace par habitant n'a pas abouti à une diminution de la densité d’émergie après 50 m2/personne. Enfin, au niveau de l'arrondissement, les résultats ont confirmé le revenu, la taille du ménage et de la distance au centre-ville comme les variables les plus importantes.
D'après les résultats, sur la base de la procédure méthodologique et de la gestion des données réalisée pour les trois échelles d'analyse, il est possible de développer un outil pour le calcul rapide de l'utilisation d’émergie dans des zones soumises à des plans de développement futur, ce qui associé à une plate-forme de systèmes d’information géographique, permet le diagnostic de la distribution spatiale du comportement des principaux indicateurs émergétiques. Cet outil de calcul rapide peut évoluer pour devenir un outil de simulation dynamique.
| Date | 17 oct. 2013 |
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| langue originale | Anglais américain |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Robert Hausler (Directeur(-trice)) & Mathias Glaus (Codirecteur(-trice)) |
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- Urbanisme durable. Ingénierie durable. Développement durable. Environnement. Planification. Émergie. forme urbaine
- utilisation de ressources
- indicateurs émergétiques
Vega Azamar, R. E. (Auteur(e)),
Hausler (Directeur(-trice)) &
Glaus (Codirecteur(-trice)),
17 oct. 2013Thèses et mémoires: Thèse de doctorat › Doctorat en génie: Génie