Les applications de médias sociaux démultiplient le volume de données contextuelles collectées corrélant numérique et environnement physique en temps réel. Cela a de nombreuses conséquences, encore peu appréhendées, pouvant porter atteinte à la vie privée de leurs usagers.
Nous explorons la notion d’« intégrité contextuelle » lors de la collecte de données de dix applications hégémoniques de médias sociaux sur la plateforme mobile Android. À savoir, nous évaluons l’écart entre les attentes d’un utilisateur et l’accès effectif aux ressources du mobile et à ses données personnelles.
Ce mémoire présente trois études complémentaires :
1. une étude a priori qui permet de cerner les pratiques de collecte annoncées (politiques de confidentialité, autorisations et permissions);
2. une analyse pratique qui instrumente le mobile pour recueillir la fréquence et les circonstances d’accès aux ressources de localisation et de messagerie texte, régulées par des autorisations;
3. une étude de la viabilité d’une solution permettant à l’utilisateur de paramétrer les permissions concédées aux applications en fonction du contexte d’utilisation.
Nous mettons en lumière des défauts d’intégrité contextuelle, tant au niveau de l’étude a priori (politiques peu claires, incohérences, défauts structurels), que de l’étude pratique (captage de la localisation à chaque seconde pour certaines applications). La solution proposée permet de mitiger ces problèmes et a peu d’impact sur les fonctionnalités des applications.
| Date | 30 juil. 2018 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Jean-Marc Robert (Directeur(-trice)) |
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- Android
- applications mobiles
- système d’autorisations
- politique de confidentialité
- intégrité contextuelle
Bouganim, T. (Auteur(e)),
Robert (Directeur(-trice)),
30 juil. 2018Thèses et mémoires: Mémoire de maîtrise › Maîtrise en ingénierie: Génie des technologies de l'information