Passer à la navigation principale Passer à la recherche Passer au contenu principal

Data-driven environmental art for enhancing user's pro-environmental behavior

Traduction de l'intitulé de la thèse: Art environnemental basé sur les données – pour renforcer le comportement pro-environnemental des usagers des bâtiments
  • Saba Kakavand

Thèses et mémoires: Mémoire de maîtriseMaîtrise en ingénierie: Génie de la construction

Résumé

Les bâtiments représentent une part importante de la consommation de ressources. Bien que les technologies des bâtiments intelligents, incluant les systèmes et équipements automatisés, aient amélioré l’efficacité opérationnelle, le comportement des usagers demeure une variable déterminante. L’automatisation crée souvent l’illusion que la durabilité peut être atteinte sans participation humaine; pourtant, les choix quotidiens ont encore un impact considérable, souvent sous-estimé dans les simulations de performance des bâtiments. Le principal défi consiste à rendre les données du bâtiment suffisamment significatives et attrayantes pour encourager un comportement éco-responsable. L’art environnemental fondé sur les données vise à encourager la réflexion et l’action face aux enjeux écologiques en suscitant l’émotion et la conscience, plutôt qu’en prescrivant des comportements. Cette thèse examine dans quelle mesure l’art environnemental fondé sur les données peut renforcer l’engagement émotionnel et cognitif des usagers des bâtiments vis-à-vis des données de durabilité du bâtiment. Pour ce faire, un cadre méthodologique data-to-art est proposé, représentant la durabilité comme une transformation allant du fonctionnement des systèmes du bâtiment vers l’expérience vécue des occupants. Ce cadre repose sur : (1) l’exploitation de signaux de durabilité issus des équipements techniques ou des espaces occupés (p. ex. débit d’air de ventilation, consommation énergétique, température, signaux d’occupation), (2) leur interprétation en tant qu’indicateurs du fonctionnement des systèmes et des conditions intérieures résultantes, et (3) leur traduction en formes sensorielles perceptibles reflétant l’effort requis pour atteindre le confort des occupants. L’installation Garden of Sensors a été développée et présentée dans une bibliothèque universitaire comme une mise en œuvre partielle de ce cadre, combinant le débit d’air de ventilation comme indicateur opérationnel lié à l’énergie et la température ambiante comme proxy du confort thermique, à travers des représentations inspirées de la flore indigène vulnérable. Une évaluation qualitative, mobilisant l’esthétique empirique et la psychologie environnementale, a permis d’analyser les réponses émotionnelles, les réflexions et les intentions comportementales. Une enquête menée auprès de 43 participants indique que des émotions positives telles que l’inspiration et l’espoir sont le plus souvent associées à un engagement réflexif et à une volonté d’adopter des comportements plus durables, tandis que des émotions comme la culpabilité et la mélancolie tendent à susciter une introspection sans intention clairement formulée. Le cadre data-to-art développé dans cette étude est flexible, permettant l’intégration de divers types de données du bâtiment et son adaptation à des formats multisensoriels tels que le son, l’haptique ou l’interactivité. Cette thèse contribue aux travaux sur la communication en durabilité en montrant comment l’art environnemental fondé sur les données peut compléter les systèmes techniques par une dimension émotionnelle, offrant ainsi un nouveau modèle de conception centrée sur l’usager.
Date11 janv. 2026
langue originaleAnglais américain
Établissement diplômant
  • École de technologie supérieure
SuperviseurIvanka Iordanova (Directeur(-trice)) & Angélique Montuwy (Codirecteur(-trice))

Mots-clés

  • consommation énergétique
  • comportement pro-environnemental
  • psychologie environnementale
  • émotions
  • art environnemental

Citer cette ressource

'