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Identification de caractéristiques physiques et neurocognitives affectant la biomécanique de l'atterrissage d'un athlète

  • Chloé Nély

Thèses et mémoires: Mémoire de maîtriseMaîtrise en ingénierie: Génie

Résumé

La rupture du LCA est une des blessures les plus fréquemment rencontrées dans le domaine sportif. Elle survient dans plus de 70% des cas sans contact lors de faux mouvements comme des atterrissages mal contrôlés. Les protocoles de prévention se sont concentrés sur le renforcement neuromusculaire qui permet de retarder les effets néfastes de la fatigue, facteur connu pour augmenter les risques de blessure. Cependant, les ruptures du LCA continuent d’affecter la population athlétique. Des études récentes ont montré qu’il existe un lien entre la biomécanique de l’atterrissage et la performance neurocognitive. Mais la charge cognitive utilisée représente rarement celle observée lors d’une situation de jeu réelle et peu d’études s’intéressent à corréler les effets de ce lien avec d’autres tests cognitifs ou moteurs simples. Les objectifs de ce projet sont d’évaluer l’effet combiné d’une charge perceptivo-cognitive et de la fatigue physique sur la biomécanique de l’atterrissage en situation de jeu réelle, ainsi que d’identifier la corrélation entre cet effet et des tâches plus simples qui pourraient servir à dépister les athlètes susceptibles de se rompre le LCA. La performance cognitive de seize athlètes sains a été évaluée grâce au logiciel IVA-AE2. L’impact d’une tâche cognitive de suivi de cibles (MOT), sur une tâche motrice simple a ensuite été quantifiée. Les données cinématiques et cinétiques d’atterrissages bilatéraux ont été enregistrées dans deux conditions : sans et avec la réalisation simultanée du MOT. Les exercices d’atterrissages dans les deux conditions ont été répétés après la réalisation d’un protocole de fatigue. Les angles de flexion au torse ainsi que les angles de flexion, d’abduction et de rotation interne à la hanche et au genou ont été mesurés au contact initial et pour les valeurs maximales des angles articulaires. La fatigue induit une diminution des angles de flexion à la hanche et au genou au contact initial. Le MOT n’engendre aucun effet sur la biomécanique de l’atterrissage. En revanche, quatorze participants présentent des modifications des angles de flexion au torse, à la hanche et/ou au genou, en s’intéressant aux effets du MOT sur la biomécanique de l’atterrissage de chaque participant un à un. Il n’existe aucune différence entre les participants affectés par le MOT et ceux non-affectés concernant la performance cognitive et l’effet du MOT sur une tâche motrice simple. En revanche, le MOT impacte la réalisation d’une tâche motrice simple en diminuant la performance motrice des athlètes. Les modifications observées dans la stratégie d’atterrissage des participants affectés par la présence de la tâche perceptivo-cognitive sont connues pour augmenter la tension exercée sur le LCA. Il semble alors bénéfique d’incorporer au protocole de prévention de blessure un entrainement neurocognitif pour diminuer les effets du MOT. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer l’efficacité de ces entrainements sur la diminution du taux de blessure.
Date21 déc. 2018
langue originaleFrançais
Établissement diplômant
  • École de technologie supérieure
SuperviseurDavid Labbé (Directeur(-trice)) & Jocelyn Faubert (Codirecteur(-trice))

Mots-clés

  • biomécanique de l’atterrissage
  • performance cognitive
  • tâche cognitive
  • fatigue
  • LCA
  • MOT

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