Les valeurs de la plupart des indices utilisés dans la conception des liaisons hertziennes dépendent de la variation des paramètres météorologiques dans la troposphère. Le but du présent travail est d’analyser les variations de ces indices au Québec. Pour cela il est nécessaire d’étudier en particulier les variations à court-terme et à long-terme du coïndice de réfraction (N), du gradient vertical du coïndice de réfraction (dN1) et du facteur géoclimatique (K). Les méthodologies utilisées dans ce travail comprennent : 1) La méthode proposée par l’Union internationale de la télécommunication pour l’estimation de N, dN1, etc. 2) L’analyse de cluster a été utilisée pour obtenir 5 zones avec différentes valeurs de N. 3) Le lissage direct, une technique de prévision, pour estimer les valeurs futures de N.En se basant sur des données expérimentales de quelques liaisons hertziennes, nous avons constaté qu’il existe une variation saisonnière de K. Cette variation est principalement due à la variation de l’humidité. La valeur de K varie également d’une année à l’autre, indiquant la nécessité de mettre à jour les recommandations de l’UIT qui ne prennent pas actuellement en compte le changement climatique pour estimer la valeur de K.On a appliqué l’analyse de cluster aux données collectées dans 50 stations pour obtenir 5 zones. Les données collectées pendant une année au nord ont été utilisées pour estimer N, dN1 et K. Les valeurs les plus négatives de dN1 sont observées pendant l’été. Ceci est principalement dû aux variations importantes de la température et de l’humidité au cours de cette saison.L’étude de la variation à long-terme de N et dN1 avec les données collectées pendant une période de 35 ans a été réalisée. On observe une augmentation progressive des variations moyennes de N et dN1 pendant la période d’étude, surtout en été. Une telle tendance peut augmenter l’apparition de la super-réfraction.Les données collectées pendant une période de 39 ans dans deux stations dont l’une est située dans le nord du Québec et l’autre dans le sud sont utilisées pour estimer les valeurs de N. Les valeurs de la composante sèche de N sont plus élevées dans le nord, alors que les valeurs de sa composante humide sont plus élevées dans le sud. La pente la plus élevée pour la variation de N est observée dans la partie nord. Nous avons appliqué la technique de prévision par lissage direct sur les données collectées dans le nord pour estimer les valeurs futures de N. La performance de cette technique a été analysée.
| Date | 3 févr. 2026 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Ammar B. Kouki (Directeur(-trice)) & Basile L. Agba (Codirecteur(-trice)) |
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- coïndice de réfraction
- court-terme
- facteur géoclimatique
- gradient
- long-terme
Bettouche, Y. (Auteur(e)),
Kouki (Directeur(-trice)) & Agba (Codirecteur(-trice)),
3 févr. 2026Thèses et mémoires: Thèse de doctorat › Doctorat en génie: Génie