Le transport est majoritairement responsable de l’émission de gaz à effet de serre (GES) dans certains milieux urbains notament certaines localités québécoise, entre autres Montréal. De nos jours, l’utilisation du biocarburant comme combustible dans les transports en commun est perçue comme un moyen de réduction des GES (Amela et al, 2017). Cette étude vise à transcender au-delà de la perception tout en observant les quantités d’émissions polluantes (principalement le CO2) selon l’utilisation de bioéthanol à Rosemont à travers un scénario de base bien défini. Les différentes étapes considérées dans le scénario sont la collecte, le transport et l’utilisation du bioéthanol. En effet, il est difficile de considérer les émissions de CO2 tout en ayant une vision globale. La démarche suivie dans cette analyse tient compte du bilan carbone de l’utilisation du carburant E20 dans les bus de la STM. La biomasse utilisée pour la production du bioéthanol est essentiellement les déchets (feuilles et branches) de la végétation urbaine de Rosemont dont la frontière temporelle est estimée à une année.
Les résultats montrent qu’en mélangeant 20% en volume de bioéthanol (E20) et 80% en volume de combustible fossile (essence) dans les bus de la STM de Rosemont, le CO2 émis baisse de 13,3% par rapport à des bus qui utiliserait uniquement de l’essence. Il faut noter que les émissions du au transport de la biomasse sont négligeables (soit 0,026% des émissions de CO2 initiale des bus de la STM consommant que de l’essence). Les productions des biocarburants permettent de ressortir le besoin en biomasse qui y est assorties au besoin des bus. Ainsi l’abondance de la biomasse serait l’élément clé de la viabilité de la production de bioéthanol, en même temps du potentiel de réduction de CO2. L’étude de sensibilité réalisée avec le logiciel VENSIM admettant uniquement une utilization globale de bioéthanol (100% en volume) confirme que l’utilisation de bioéthanol réduit les émissions de CO2 mais parviendrait également à les supprimer. Ce qui s’explique par le fait que les émissions de CO2 dû à la consommation de E100 sont absorbées par les arbres pendant leur photosynthèse.
L’utilisation du bioéthanol pourrait se répendre au-delà des bus de la STM, la biomasse apparaissant comme une mine future. Les camions de transports de biomasse pourraient donc se déplacer avec du bioéthanol, afin d’éviter leur émissions de CO2 (aussi minime soit elle) par la consommation de carburant fossile. Toutefois, la réalisation d’une étude nécessite complète à la fois la prise en compte des aspects environnementaux, économiques et sociaux. Ce qui n’est pas totalement le cas dans cette étude qui est axée sur des aspects environnementaux.
| Date | 3 août 2018 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | François Morency (Directeur(-trice)) |
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- pollution atmosphérique
- Rosemont
- végétation urbaine
- bioéthanol
- biomasses
Compaore, W. L. M. (Auteur(e)),
Morency (Directeur(-trice)),
3 août 2018Thèses et mémoires: Mémoire de maîtrise › Maîtrise en ingénierie: Génie de l'environnement