Les activités industrielles dont les mines influencent les modes de vie par leurs besoins en matériaux de base. L’extraction des matériaux enfouis sous terre se subdivise en quatre phases d’activités : l’exploration, la construction, l’exploitation et la clôture, qui se fragmentent en opérations. Mais, ces opérations font des mines une niche de risques responsables d’enjeux environnementaux à gérer. Ces risques varient selon le type d’opération, la sensibilité des facteurs environnementaux, les interactions entre eux et le cycle de vie. Pour réduire leur occurrence, les normes de gestion environnementale et les législations territoriales imposent l’implantation de systèmes de gestion avant l’installation de toute unité de production, principalement les études d’impact sur l’environnement. Elles consistent à identifier les risques ou leurs sources, à prédéterminer les mesures d’atténuation et établir des plans d’action. Nombreuses sont les investigations menées pour développer de meilleures approches de gestion, mais, malheureusement, les risques dans les mines ont une portée négative difficile à éradiquer.
Toutefois, l’avènement de nouvelles technologies ces dernières décennies a favorisé l’émergence des systèmes dynamiques majoritairement orientés vers l’optimisation des productions. Mais, possédant la propriété novatrice d’une gestion non compartimentée, les principes dynamiques avec à la gestion environnementale renforcent la procedure d’évaluation environnementale. Ils offrent alors un nouvel outil de gestion intégrateur de l’évolution du système, de ses composants et des vecteurs de risques générés. La majorité des facteurs environnementaux étant tributaire de l’eau, source de vulnérabilité connue, les résultats vont se structurer spécifiquement autour. Les contributions se déclinent en trois parties après la recension bibliographique.
La première partie consiste à élaborer des stratégies d’évaluation environnementale et de maintenance du système de production dans son contexte dynamique en intégrant les phases du cycle de vie de To à Tn+p. Plusieurs étapes ont servi à déterminer qualitativement et quantitativement les risques dans le temps et à faire l’évaluation environnementale continue du système une fois la mine en opération. Cette réalisation a permis une caractérisation raffinée à jour des facteurs affectés.
Suite à cela, l’investigation sur les systèmes dynamiques a démontré leurs proprieties compatibles à la gestion environnementale minière. Ceci au niveau de : la prise de décisions, la modélisation opérationnelle, la numérisation de la communication des risques, la planification des mesures d’atténuation et la résolution des risques. Enfin, la troisième partie est un cas pratique qui favorise la validation du potentiel des systèmes dynamiques aux pratiques de gestion environnementale existantes. Un modèle temporel de gestion des risques, dont ceux découlant des effluents, a été produit.
Les analyses permettent de montrer un niveau de maturité de ce secteur à intégrer le temps, les aspects rétroactifs et interactifs à la gestion environnementale. Cette nouvelle approche répond ainsi aux besoins du principe d’amélioration continue, à la prise en compte des données dynamiques correspondantes au niveau de développement des mines et favorise ainsi l’arrimage aux normes internationales.
| Date | 17 avr. 2019 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Robert Hausler (Directeur(-trice)) |
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- industrie
- mines
- dynamique
- gestion
- évaluation environnementale
Lagnika, S. (Auteur(e)),
Hausler (Directeur(-trice)),
17 avr. 2019Thèses et mémoires: Thèse de doctorat › Doctorat en génie: Génie