La ville de Montréal s’est engagée à réduire ses émissions de GES de moitié sous le niveau de 1990 pour 2030 et vise la carboneutralité à l’horizon 2050. Pour s’y tenir, elle a besoin d’inventaires d’émissions de GES à haute résolution spatiale et temporelle afin de légiférer de manière éclairée et efficace. C’est dans ce cadre qu’intervient le projet de carte carbone de la Chaire de recherche du Canada sur la mesure de l’impact des activités humaines sur les changements climatiques à l’École de technologie supérieure. L’objectif de ce projet est de créer un jumeau numérique de la ville de Montréal où se superposeront des couches représentant les différentes émissions de GES à différents moments.
Le but de cette étude est de fournir des recommandations pour les estimations d’émissions de CO2 de la carte carbone pour le secteur du transport routier dans l’arrondissement de SaintLaurent. Les objectifs sont d’utiliser la modélisation de la circulation dans le logiciel AIMSUN faite à partir de l’enquête origine/destination et de la coupler à des modèles d’estimations d’émissions : les trois modèles environnementaux d’AIMSUN (LEM : London Emissions Model, Panis et al., 2006, et le modèle de consommation de carburant) et MOVES. Ces quatre méthodes d’estimation d’émissions sont comparées et des analyses de sensibilité sont conduites. Afin d’utiliser la modélisation de la circulation avec tous les modèles environnementaux d’AIMSUN, celle-ci a dû être modifiée en passant de l’échelle mésoscopique à microscopique et de la méthode d’affectation des chemins Dynamic User Equilibrium (DUE) à Stochastic Route Choice (SRC).
Les résultats montrent que c’est le changement d’échelle qui a le plus d’impact sur les résultats d’inventaires. Au global, la différence est de + 6 % d’estimation d’émissions pour le microscopique SRC par rapport au mésoscopique DUE. Pour les méthodes d’estimation d’émissions, c’est MOVES qui estime le plus d’émissions de CO2 (+ 2 % par rapport aux modèles microscopique d’AIMSUN, Panis et le modèle de consommation de carburant, et + 16 % par rapport à LEM), mais le modèle de MOVES tient aussi compte de plus de phénomènes d’émissions qui représentent plus de 10 % de l’inventaire final de MOVES (préchauffage moteur, accessoires…).
Après comparaison des avantages et inconvénients des quatre méthodes, ce sont soit le modèle de consommation de carburant d’AIMSUN, soit MOVES qui seraient recommandés pour la carte carbone. De futures recherches seront alors nécessaires afin d’étudier l’impact de la calibration du modèle de trafic, l’adaptation à Montréal du paramétrage, et l’automatisation du calcul des émissions.
| Date | 31 mars 2023 |
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| langue originale | Français |
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| Établissement diplômant | - École de technologie supérieure
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| Superviseur | Annie Levasseur (Directeur(-trice)) & Catherine Morency (Codirecteur(-trice)) |
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- gaz à effet de serre
- transport routier
- Ville de Montréal
- modélisation de la circulation
- inventaire d’émissions
Stéphan, N. (Auteur(e)),
Levasseur (Directeur(-trice)) & Morency (Codirecteur(-trice)),
31 mars 2023Thèses et mémoires: Mémoire de maîtrise › Maîtrise en ingénierie: Génie