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Traitement des eaux usées municipales par phanerochaete chrysosporium

  • Madjiguène Lalaïssa Oumarou Diakité

Thèses et mémoires: Mémoire de maîtriseMaîtrise en ingénierie: Génie de l'environnement

Résumé

La présence de nombreux micropolluants récalcitrants identifiés dans les rejets d’effluents cause des préoccupations de plus en plus croissantes. Bien qu’il existe diverses méthodes de traitements, celles-ci sont cependant économiquement pas viables. C’est dans ce cadre que s’inscrit cette présente étude dont le but est de développer une stratégie biotechnologique (mycoremédiation) économiquement viable, écologique et efficace afin d’assurer l’assainissement des eaux usées domestiques ainsi que l’élimination de ces micropolluants. Cette technique relativement récente consiste à exploiter la capacité de certains champignons à dégrader une large gamme de polluants grâce aux enzymes qu’elles sécrètent. Dans la présente étude, le champignon de la pourriture blanche Phanerochaete chrysosporium a été utilisé pour la fabrication de greffons afin de produire une qualité d’effluents acceptable avant leur rejet dans le milieu récepteur. La première partie du protocole expérimental a consisté à cultiver Phanerochaete chrysosporium sur divers support de formes et de matières différentes. Le polyuréthane et le polyéthylène ont accusé une meilleure croissance. Cependant, le choix s’est porté sur les pastilles de Dégrémont, car le polyuréthane et le polyéthylène étaient trop volumineux. La seconde partie a évalué l’efficacité du traitement fongique sur une eau usée municipale au moyen de différents tests (DCO, DBO5, MES, Phosphore, Azote etc.) et sous différentes conditions de cultures (pH, température etc.). Il ressort au terme des expériences que les milieux traités avec les greffons présentent une meilleure qualité que les milieux traités uniquement avec Phanérochaete chrysosporium. La troisième partie de l’étude a porté sur la quantification de la production enzymatique (MnP et LiP) avec et sans support afin d’observer l’effet du support sur cette production. Les résultats indiquent des abattements de DCO et de DBO5 de 98 % et 97 % respectivement. Une diminution des MES de 44% est également observée. Les résultats montrent également que les greffons de pastilles de Degrémont amélioreraient la production enzymatique et qu’ils auraient également la capacité de s’opposer à la variation de pH. Le criblage permettant de déterminer les limites du procédé indique que 50 à 75 greffons, un pH de 4,5 à 5,5 et une température de 25°C à 35°C sont nécessaires pour un meilleur traitement fongique. Au delà et en dessous de ces valeurs, le traitement n’est plus aussi efficace.
Date22 nov. 2016
langue originaleFrançais
Établissement diplômant
  • École de technologie supérieure
SuperviseurRobert Hausler (Directeur(-trice))

Mots-clés

  • Eaux usées Épuration Traitement biologique. Eaux usées ménagères. Champignons Biotechnologie Développement. Biomatériaux Microbiologie. chrysosporium
  • enzyme
  • ligninolytique
  • phanerochaete
  • assainissement
  • eaux usées municipales
  • mycorémédiation
  • fixation

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